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Lundi 1er août : Longue journée de vols Paris-Atlanta puis Atlanta-Miami.

Arrivés à l'aéroport nous récupérons le char que nous avons réservé : un Ford Edge qui fait de notre Scénic une micro voiture ! Mais quelques miles plus loin une conclusion s'impose, notre char est finalement une "small car"…

Une fois à Florida City, nous déposons rapidement nos bagages, enfin surtout le matériel pour Carriacou, les équipiers se contentant d'un maillot de bain et d'une brosse à dent ou presque. Puis nous filons vers le Walmart pour notre premier avitaillement. Nous parcourons les immenses rayons à la découverte des merveilles alimentaires et technologiques de l'Amérique. Nico, celui de Merritt Island n'était qu'une superette !

La journée se clôture chez Denny's, une des nombreuse chaîne de restaurant du pays.

Mardi 2 : Ballade à Miami.

Petit déjeuner au motel avec donuts, pancackes, cornflex de toutes les couleurs et bien sur œufs et saucisses à volonté : les enfants et les grands font le plein.

Ballade à Palm Beach à pieds et en voiture sous une chaleur torride, 38°C ! Plage gigantesque avec sable d'importation et bâtiments art déco aux couleurs de bonbons acidulés. Fabrice s'offre en souvenir la magnifique paire de lunettes Oklay dont il rêvait depuis longtemps, les autres se contenterons d'un jus de fruit glacé…

Nous attaquons ensuite notre 1er Home Depot afin d'acquérir

L'indispensable ventilateur qui nous sauvera la vie à l'arrivée au bateau. Puis nous faisons de shopping dans un outlet fort à propos placé à proximité de notre motel, la carte bleue y laissera quelques plumes chez Levis et Tomy Elfiger.

Pour le dîner, nous nous régalons de bagles confectionnés par Joëlle à notre motel.

Mercredi 3 : Ballade dans les Everglades

Départ pour les Everglades après un nouveau plantureux petit déjeuner.

Nous commençons par la ferme des Alligators où nous pourrons observer des alligators de toutes les tailles, du bébé ou mastodonte, des tortues, des serpents : Robin aura même la "chance" de porter un piton sur ses épaules. Bien entendu nous faisons également un tour d'Airboat afin d'observer la faune sauvage. Puis le pilote nous offre quelques sensations fortes en fonçant parmi les herbes hautes et en nous gratifiant de demi-tours dérapés.

Puis nous pénétrons dans les Everglades proprement dit. Arrêt au centre d'information où la faune et la flore composant le milieu sont décrites et expliquées, avant le départ pour les différents sentiers d'observation.

Le premier sentier dans la mangrove s'avèrera tourner au safari : pour les moustiques ! Il y en a tellement qui se lancent à notre poursuite bien que nous nous soyons enduits copieusement de répulsif, que nous accélérons le pas, bientôt nous renonçons à lire les panneaux explicatifs enfin nous finissons le sentier au pas de courses !

Le 2ème nous offrira d'observer, le long d'une rivière serpentant dans les hautes herbes, des alligators, des tortues et de nombreux oiseaux.

Le 3ème au milieu de pins clairs semés et chétifs, sera l'occasion de croiser une sauterelle orange et verte de près 10 cm au moins !

Le 4ème sera celui de trop car après quelques minutes des gouttes de pluie font leur apparition. Nous accélérons le pas, les gouttes se transforment en pluie puis trombes d'eau et malgré une course effrénée nous finirons trempés jusqu'au slip !

Seul Fabrice réussira à sécher durant les 1h30 de route jusqu'à Deerfield Beach.

A la sortie des Everglades, nous faisons halte chez un producteur de fruits et légumes où pour la 1ère fois depuis notre arrivée aux Etats Unis nous trouvons des fruits appétissants : mangue découpée et prête à déguster, miels de toutes sortes et glace aux Key Lemon feront notre délice.

Le soir, nouveau motel et nouveaux bagels.

Jeudi 4 : Journée plage

Petit déjeuner cher Ihop à base d'œufs brouillés, de bacon et de pancakes recouverts de coulis. Puis direction la plage, les vagues et les coups de soleil !

L'après-midi nous partons pour notre hôtel à Orlando non sans un arrêt au Wallmart du coin…

Vendredi 5 : Journée à Epcot Center

Royal petit déjeuner où les enfants s'extasient devant les machines à cuire automatiquement les pancakes et en abusent juste ce qu'il faut pour être calés pour le reste de la journée.

Nous passons la journée entière à Epcot où nous faisons consciencieusement toutes les attractions, certaines mêmes plusieurs fois. Le soin du détail et la qualité des décors laissent rêveur et nous nous laissons entraîner dans le monde merveilleux de Disney.

Fabrice nous raconte son séjour au temps de sa jeunesse avec force comparaison entre anciennes et nouvelles attractions.

Serge, une conclusion s'impose : c'est vraiment bien fait tout ça !

Samedi 6 : Journée à Animal Kindom

Après une 2ème nuit trop courte pour cause de voisins de chambre appartenant à la race des sauvages sans éducation – nous devrons même appeler la réception – nous nous vengeons sur le buffet du petit déjeuner avant d'attaquer notre 2ème journée chez Disney.

Animal Kindom est un grand zoo ludique qui propose quelques attractions au milieu de parcours à pieds, en train ou en taxi brousse pour explorer les différents milieux reconstitués par un mélange de flore réelle et de carton pâte très réussi. Nous circulons parfois littéralement au milieu des animaux. Singes, éléphants, tigres, lions, rhinocéros, zébus… et même une girafe très intéressée par Fabrice, tout est à portée de main ou presque.

Quand aux reconstitutions thématiques des différents pays, elles sont impressionnantes de réalisme. L'attraction himalayenne remportera la palme aux yeux de tous, les uns pour l'incroyable train de la montagne, les autres pour les décors.

Ayant échappés de peu au Yéti, nous filons retrouver Carriacou en faisant un détour pour Westmarine car il est paraît-il indispensable de se doter d'une nouvelle VHF.

Nous dînons chez Pizza Hut, qui suite aux commandes inconsidérées des enfants et une erreur de leur part, nous apporte 4 larges pizzas dont personne n'arrivera à bout : notre doggy bag contiendra donc 2 pizzas complètes pour le lendemain.

Carriacou nous attend sagement à Merritt Island et n'a pas pris une ride. Trish, James et Preston sont toujours là, fidèles au poste.

Dimanche 7 : Journée armement du bateau

Sous une chaleur accablante nous entreprenons l'armement du bateau qui est en parfait état. C'est encore plus long et fastidieux que d'habitude. Nous testons notre moteur qui démarre au quart de tour.

Pour nous remettre de cette tâche harassante, nous allons prendre le frais au Home Dépôt et au Walmart.

Nous dînons des restes de Pizza Hut que nous n'arriverons même pas à finir après 3 repas !

Lundi 8 : Journée à Cap Canaveral

Après un peu de travail à bord à la fraîche nous partons pour le Kennedy Space Center.

Un ensemble de bâtiments y retrace l'histoire de la conquête spatiale à l'aide d'objets, de films et de présentations diverses. Les différents types de fusées sont présentées dans un parc à l'air libre : Titan, Atlas, Saturne… Les capsules Gemini et Appolo sont elles aussi présentes ainsi que les combinaisons de vol et le matériel utilisé : on se rend compte alors que les 1ers astronautes ont littéralement pris place dans des boites de conserves bricolées, effrayant. Nous visitons également une réplique de la navette et observons de près une fusée Saturne V dans un hangar. Nous assisterons à une simulation de navette, une fois depuis le centre de contrôle et une fois depuis le cockpit de la navette.

Puis nous effectuons un tour en bus qui nous permet d'approcher les différents sites composant Cap Canaveral : le hall d'assemblage – tellement grand que des nuages se forment à l'intérieur-, les différents pas de tir – il y en a des dizaines- , le centre de commandement.

Le tout est à la fois impressionnant de technologie et effrayant d'artisanat.

Mardi 9 : Journée bricolage

Nous profitons de cette dernière journée à Merritt Island pour finaliser la préparation du bateau et installer la nouvelle VHF : un grand merci à Trish et Preston qui se sont décarcassés pour nous trouver une scie sauteuse pour agrandir le trou de l'ancienne.

C'est la saison des amours pour les lamantins et la dizaine qui peuple la marina s'en donne à cœur joie, ils se câlinent, se collent, plongent, remontent : nous pourrons les observer comme jamais.

Fabrice fait un dernier saut à Westmarine puis restitue notre voiture avec l'aide de Trish qui lui permettra de ne pas faire 10 km à pieds au retour !

La soirée est consacrée à une partie d'adieux à bord de Vagabon où Trish nous a concocté un délicieux repas.

Trish, James et Preston resteront une belle rencontre…

Mercredi 10 : Navigation sur l'Intra Costal Waterway vers Halifax

7h50, Carriacou quitte la marina par une belle manœuvre afin de récupérer les amarres sur pilotis.

Nous disons une dernière fois adieux à Preston, Trish et James.

A peine sortis de la marina, nous sommes accompagnés par un groupe de dauphins qui nous escortent jusqu'à l'ICW.

Quelques secondes plus tard, un crissement strident retentit : le moteur fait à nouveau des siennes ! Fabrice devra jouer durant une demi-heure avec les gaz pour tenter d'échapper au bruit infernal pendant que Joëlle barre. Coup de stress dès le départ mais pondéré par le fait qu'au point mort ça crisse toujours : nous décidons donc que c'est le coupe orins qui entre en vibration.

Nous slalomons paisiblement sur ICW, quand à hauteur du bâtiment de la Nasa, c'est "the thunder strom and rain" ! Nous distinguons à peine les balises, la température chute : l'eau est froide…

Le passage des lignes électriques qui traversent le canal est toujours impressionnant, notre mât semblant toujours plus haut quelles.

Les ponts se succèdent : fixes, ouvrants. Il faut demander l'ouverture des derniers lorsque l'on est clairement en vue et ils ne s'ouvrent que lorsque le bateau tout proche, trop proche à notre goût !

Le moteur ayant cessé ses cris d'agonie, le soleil étant revenu et donc la chaleur, la croisière prend un tour nettement plus agréable.

Nous croisons des îlots plus ou moins boisés avec une foultitude d'oiseaux : aigrettes, hérons, osprays, pélicans, aigles pêcheurs… Hélène on pense à toi !

Et puis des dauphins, encore des dauphins qui nous suivent, nous croisent ou batifolent au large, quelques lamantins également.

Lorsque le canal se resserre, des villes de camping cars apparaissent, des jolies villas bordent les rives, chacune ayant son ponton privatif, Fabrice en trouve même une à vendre à son goût.

Nous arrivons à 17h57 à la marina d'Halifax et malgré nos appels à la VHF nous trouvons porte close. Nous n'aurons ni douches, ni toilettes, ni wifi, après 10 heures de navigation nous sommes frustrés et décidons qu'en représailles il n'y aura pas de paiement demain matin...

Jeudi 11 : Navigation sur l'Intra Costal Waterway vers St Augustin

6h15, nous partons de nuit pour passer le Mémorial Bascule Bridge, profiter de la fraîcheur relative du matin et consumer notre vengeance. 5 ponts à franchir avant d’entamer une paisible remontée du canal où nous profitons du lever de soleil et contemplons de somptueuses villas qui parsèment les rives. Signe des temps, beaucoup sont à vendre. De nombreux poissons sautent hors de l’eau pour échapper à d’invisibles prédateurs.

Les zones habitées succèdent aux étendues sauvages mais les dauphins sont plus rares sur cette partie. Preston avait raison, lorsque l’on remonte vers le nord, on arrive au pays des Yankees, la preuve : les bateaux à moteur ne prennent plus la peine de ralentir lorsqu’ils nous croisent…

L’Intra Costal se fait de plus en plus sinueuse et les profondeurs varient considérablement : de 1 à 10 mètres.

Vendredi 12 : Visite de Saint Augustine

Bien que nous nous soyons levés de bonne heure la chaleur est bien vite accablante.

La ballade à pieds dans les rues de la ville tourne au sauna et nous ruisselons. Nous entrons avec délice dans le Collège Flagler à l’architecture éblouissante – il faut dire qu’à l’origine s’était un hôtel de luxe – mais également à la température ambiante idyllique. Nous visitons ensuite le Castillo St Marco, une des premières forteresses des Etats Unis dont le plan en étoile nous rappelle quelques souvenirs. L’artère principale de la ville est magnifiquement rénovée mais également transformée en galerie commerçante pour touristes ce qui gâche notre plaisir. Enfin nous visitons un ensemble de maisons présentant une reconstitution de la vie au XVIème/XVIIème siècle à Saint Augustine avec différents métiers, menuisier, cordonnier, forgeron ainsi qu’une maison de ville typique d’un planteur. Le soir nous installons le régulateur d’allures malgré l’orage violent en prévision de la traversée du lendemain.

Samedi 13 et Dimanche 14 : Navigation vers Savannah

1er jour de mer ! Nous franchissons le pont au Lions à 9h30 avec la marée haute afin de négocier au mieux la délicate sortie de l’Inlet de Saint Augustine. Dans l’après-midi nous croisons un porte-conteneurs par notre arrière mais la faune est absente et notre ligne de traine toujours vierge. Les enfants râlent car nous nous trainons faute de vent.

A présent nous sommes poursuivi par un orage et nous croisons les doigts pour qu’il file vers l’est afin de nous épargner en passant sur notre arrière : 60 nœuds de vent ne nous tentent pas, on finirait par regretter la pétole…

Les quarts de nuit sont stressants car un énorme orage nous barre la route de Charleston et que nous devons faire route vers Savannah pour tenter d’y échapper. Ici les orages sont violents, très violents ET longs, très longs. Vers 2h du matin, une colonie de dauphins nous tient compagnie durant une demi-heure, sautant hors de l’eau, jouant avec la vague d’étrave. L’ombre de leur nageoire dorsale se dessine sous la lune : un vrai ballet. D’autres viendront au petit matin pour le plus grand bonheur d’Esteban.

A présent le vent est par le travers bâbord alors qu’au début il était quasiment face tribord. Le vent arrière n’étant pas favorable aux performances de Carriacou, nous faisons toujours route vers Savannah.

A présent, ce sont des bruits sourds et inquiétants qui surgissent, pas d’orage à l’horizon, pas d’avion dans le ciel, pas de tanker : étrange. Au cinquième passage Robin identifie un avion de chasse, ouf.

Arrivés à l’embouchure de l’inlet de Savannah, un énorme orage nous barre la route, le gros du monstre à filé à l’est mais sa queue lève la mer devant nous et des vents de 40 nœuds nous obligent à faire demi tour au large car nous ne pouvons lutter avec des fonds par endroit tout juste de 3 mètres. La pluie s’abat sur Carriacou et sur la mer, résultat une demi-heure plus tard la houle a disparu et nous rentrons dans l’inlet sans difficulté mis à part le problème de chasse à la balise qui doivent coûter très cher car elles sont chichement réparties le long du chenal.

L’équipage arrive fourbu à Thunderbolt Marina et après une bonne douche, nous profitons d’une nuit de sommeil sans vague et même sans orage…

Lundi 15 : Visite de Savannah

La journée débute sous les meilleurs hospices : une boite de donuts a été posée dans notre cockpit à notre intention !

Nous visitons Savannah à pieds par une magnifique journée et sous un soleil plus supportable qu’en Floride. Nous débutons bien entendu par le front de rivière où d’anciennes tavernes et autres entrepôts en brique et fer forgé donnent son cachet particulier à la ville.

Nous avons la chance de voir accoster un énorme bâtiment de la Navy juste devant nous. Encore un peu et les enfants lui attachaient les amarres.

Nous flânons le long des rues presque toutes flanquées de jolies maisons du XVIIIème siècle avec façade en brique ou en bois et balcons aux balustrades en fer forgé qui se dévoilent aux regards derrière les allées arborées. Toute la ville est parsemée de squares ombragés aux arbres centenaires où il fait bon s’arrêter un instant. Le cimetière est immense, lui aussi ombragé, avec d’étranges tombes en brique aux formes de four à pain dira Esteban. Les inscriptions des pierres tombales retracent l’histoire de Savannah et bon nombre de noms nous rappellent la France comme celui du Capitaine Cotineau. Nous refaisons une nouvelle fois le tour de la ville, en bus cette fois.

Enfin nous finissons notre ballade par la partie de Rivers Street dédiées aux candies. Nous y verrons notamment une sympathique boutique où l’on voit le personnel et les machines à l’œuvre comme au début du XXème siècle. Nous ramènerons à bord quelques « échantillons »  en bons explorateurs consciencieux.

Savannah dégage le charme délicieux d’une bourgade anglaise du début du siècle dernier matinée de douceur espagnole où il fait visiblement bon vivre.

Mardi 16 : Navigation sur l'Intra Costal Waterway vers Beaufort

Deux boites de donuts plus le journal du jour nous attendent ce matin : c’est la fête !

Démarrage du moteur à 8h15, départ du ponton à 8h30 pour franchir à 9h le Causton Bridge dont l’opérateur nous enquiquine de bon matin : plus vite, moins vite, attendez. Les balises sont toujours aussi rares alors que le canal ne cesse de sinuer dans les hautes herbes et les îlots.

Nous arrivons en vue du croisement avec la rivière Savannah et horreur, 2 porte-conteneurs la descendent et 3 la remontent. Ils ont la taille d’une barre HLM et sont à peu près aussi manouvrants. Nous arrivons au ralenti à la jonction et, non sans quelques appréhensions, nous nous lançons juste derrière le dernier bâtiment présent sur notre AIS : quelles sont longues les minutes qui nous séparent de l’autre rive…

Pour récompenser notre témérité des dauphins nous attendent de l’autre côté.

L’énorme orage d’avant-hier soir à brisé de nombreuses branches d’arbres et le canal est envahi de débris de toutes tailles qui nécessitent une vigilance de tous les instants.

Bien sûr le vent, qui nous avait fait défaut en mer, est présent, bien présent aujourd’hui, 10 à 15 nœuds de face…

Arrivés à l’inlet de Port Royal Sound nous tirons un bord avec un Star&Streap qui à y bien regarder ne nous bat pas de beaucoup d’autant qu’il nous la fait à la dévente. Finalement, sur un virement de bord, il lâche l’affaire. Nico, on a battu un class América ! Bon d’accord, il y avait quelques touristes à bord, mais quand même…

Arrivée à Beaufort à 19h passées, crevés et privés de douche.

Mercredi 17 : Navigation sur l'Intra Costal Waterway vers Edisto

Euh, où sont les donuts ?

Bon, départ peinard à 10h pour profiter du courant de la marée montante, on file à 5 nœuds mais le bonheur sera de courte durée le Ladies Bridge, notre 1er pont tournant, n’ouvrant qu’à 11h, nous sommes obligés de ralentir : damned !

Soleil, dauphins et oiseaux pécheurs jalonnent le parcours. Le canal passant à ras d’une base navale, nous avons la chance de voir décoller juste devant notre nez 2 patrouilles de 6 appareils de chasse.

Le passage de l’Inlet de St Hélène est pénible car si la marée descendante nous pousse comme prévu, un vent de face de 20 nœuds soulève une méchante houle : résultat la progression est plus lente que prévue et surtout très inconfortable.

L’Inlet d’Elisto est encore moins balisé que le reste du canal – la carte indique une bouée que nous ne trouverons jamais…- et comme il se doit nous talonnons.

Soirée cool dans la marina d’Edisto, plus typique que les précédentes et où les dauphins tournent autour de Carriacou.

Jeudi 18 : Navigation sur l'Intra Costal Waterway vers Charleston

Réveil à 5h30 pour constater qu’il y a des orages, contrairement aux prévisions météo de la veille, nous décidons donc de faire la navigation sur l’Intra Costal et non en mer car d’autres orages sont prévus pour la journée.

6h30 nous remontons la rivière, vent de face ! Le dieu du vent aurait-il une dent contre nous ?

Matinée brumeuse, humide et fraîche, les paysages se font vaporeux.

Comme tous les jours, les dauphins viennent marsouiner près de nous pour notre plus grand plaisir.

Aujourd’hui ce sont 3 très gros porteurs de l’armée américaine qui nous accompagnent, ils tourneront à plusieurs reprises au dessus de nous ce qui nous laissera tout loisir de les contempler.

Cette journée qui devait être une très longue navigation s’avèrera plus courte que prévue, les courants nous sont la plupart du temps favorables et le vent ne dépasse pas 5 à 8 nœuds : nous progressons donc rapidement.

Avec le début d’après-midi, arrive la densification des masses nuageuses et il nous tarde d’arriver avant que le ciel nous tombe sur la tête.

A l’approche du dernier pont ouvrant, l’orage nous talonne. L’ouverture se fera à 15h30, nous faisons des ronds dans l’eau… à 15h30 rien, l’opérateur nous indique que pour raison de travaux, la prochaine ouverture sera à 18h30 ! Ô rage, ô désespoir ! Nous tentons un ponton privé mais son propriétaire sort comme une furie pour nous en interdire l’accès alors que l’orage s’abat sur nous et qu’une barge arrive sur nous à plus de 3 nœuds alors que nous sommes coincés dans la partie la plus étroite du canal. Joëlle nous gratifiera de l’intégrale des gros mots de sa connaissance et en plusieurs langues. Finalement, cette barge menacera carrément l’opérateur du pont en lui indiquant qu’il n’était pas question qu’elle stoppe. Le pont inouvrable quelques minutes plus tôt s’ouvre miraculeuse sous l’étrave de la barge et nous nous faufilons dans son sillage.

Vendredi 19 : Charleston

Désarmement du bateau et transport de la survie jusqu’à un agent Plastimo pour révision.

Visite à pieds de Charleston où même le centre ville est constitué de petites maisons avec jardin, les rues commerçantes ont un charme désuet et le beau parc en bord de mer est très agréable.

Nous dégotons une petite boutique dans une des rues principales qui vend des donuts « Crespy Cream », une damnation, et fait des sandwichs originaux. Nous y établissons notre camp de base pour les jours à venir.

Samedi 20 : Visite de Charleston

Désarmement du bateau.

Visite de l’USS Yorktown, un porte-avion de la 2ème Guerre Mondiale sous une chaleur accablante sur le pont comme sur les inférieurs qui renferment 26 avions.

Visite du sous-marin USS Glamore.

Dimanche 21 : Visite de Charleston

Visite de l’intéressant musée d’histoire de la ville, de l’aquarium avec son grand bassin et ses différents biotopes reconstitués.

Les bus sont un moyen agréable de parcourir la ville sans trop souffrir de la chaleur, et nous en profitons pleinement.

Lundi 22 : Boatyard

Sortie d’eau de Carriacou après 3 heures de navigation vers le boatyard.

Désarmement complet sous une chaleur toujours éprouvante.

Annonce de l’arrivée d’Irène, ouragan de force 3 sur Charleston…

Mardi 23 : Route vers Ashville

Fin du désarmement du bateau et retrouvailles bien triste avec Magic Castel une grosse vedette en bois qui était au ponton avec nous à la marina. Sa coque est éventrée sur un mètre - il semble que le bois ait cédé à la sortie de Charles – et il a été renfloué et amené jusqu’au boatyard.

Nous récupérons un Toyota FJ Cruiser pour la suite du voyage, encore un petit véhicule discret. Nous faisons route jusqu’à Ashville qui marque le début des montagnes de la Caroline du nord.

Le même jour, un tremblement de terre touche au nord-ouest de Richmond, en Virginie, de magnitude 5,8.


Date de création : 17/05/2015 20:09
Catégorie : Récits de voyages -
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