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Samedi 22 juillet

Départ de Paris à 7h et arrivée à 22h à Satava Marina où Carriacou nous attend sagement. Sortie des panneaux solaires, rangement des vêtements de voile, pour enfin réussir à faire nos lits et nous coucher.

Dimanche 23 juillet

Le soleil s’est levé très tôt mais nous beaucoup moins… Débâchage complet de Carriacou, gréage des voiles, sortie du moteur d’annexe, avitaillement : tout le monde met la main à la pâte.

Lundi 24 juillet

Le moment toujours un peu stressant de la remise à l’eau arrive et tout se passe à merveille. Le moteur ronronne au premier essai, le capitaine est soulagé. Une montée au mât et un lavage intégrale du pont plus tard et nous voilà parés pour notre périple. Nous fêtons ça avec des saucisses au barbecue et une bière : il y a des traditions locales à respecter.

Mardi 25 juillet

Départ pour Kasnäs à 9h00 sous le soleil. Esteban, Robin et Fabrice se relaient à la barre. La météo passe du grand beau au grand gris et le vent quasi nul ne permettra à Fabrice qu’un bord à la voile. L’archipel est toujours aussi beau et nous prenons plaisir à chaque ile, chaque maison : à la fois toutes pareilles et toutes différentes. Les voiliers et les petits bateaux à moteur affluent dans les bras de mer entre les iles : un vrai pays de marins. A l’arrivée, nous nous offrons une glace mais elle ne peut rivaliser avec celles du Danemark.

Mercredi 26 juillet

Petite balade sur un sentier de bord de mer au milieu des rochers et des résineux avec une vue superbe sur la baie. Glandouillage à bord et achat de saumon fumé en direct du producteur. Les places visiteurs ne sont pas abritées et nous sommes brassés à chaque passage de petit bateau à moteur, mais le sauna a vu sur le port et la mer, un régal.

Jeudi 27 juillet

Départ à 8h00 pour Hankö. Petite navigation matinale avant que le vent ne forcisse. Balade dans la ville et en bord de mer où de jolies villas colorées parsèment la côte. Les plages sont sympas avec des rochers arrondis comme nous aimons. Le long du port les anciens entrepôts sont reconvertis en restaurant et offrent une belle harmonie rouge foncée.

La marina comporte plusieurs zones dont une partie sur une île reliée par un bac au reste de la marina. Facile d’accès avec de nombreuses places, elle offre également un excellent sauna en hauteur avec vue imprenable sur le port et la baie.

Vendredi 28 juillet

Petite balade dans la ville avec ses jolies maisons en bois aux couleurs pastelles, puis le long de la côte avec ses petites plages rocheuses et sa longue plage de sable avec ses cabanes pointues pour se changer et ses belles villas. La journée est ensoleillée et nous apprécions de pouvoir cheminer sur un sentier ombragé au milieu des résineux. Pour nous reposer de cette longue promenade, nous nus restaurons dans un café planté sur une presqu’île rocheuse avec une vue splendide sur la baie et une cuisine excellente. Au retour, les garçons testent la fraîcheur de l’eau. Il leur faut vraiment s’éloigner du bord pour enfin ne plus avoir pied, même du même coup l’eau est nettement plus froide… De retour au bateau nous lançons une expédition avitaillement entre 2 averses puis allons nous réfugier au sauna pour observer le vent se lever sur la baie. Il faudra renforcer l’amarrage car les pointes à plus de40 nœuds poussent les bateaux les uns contre les autres. Puis soudain le soleil réapparaît pour le reste de la soirée.

Samedi 29 juillet

Nous comptions traverser vers Tallin, mais la pétole nous contraindrait à 10 heures de moteur. Du coup, journée farniente à Hankö en attendant des vents favorables prévus dimanche.

Dimanche 30 juillet

Comme attendu, le vent est là et la traversée vers Tallinn s’effectue à la voile pour le plus grand bonheur de l’équipage et sous le soleil. Nous mettrons plus de 12 heures pour faire la route mais sans le moindre phoque pour animer le voyage, seuls quelques cargos et autres ferries croiseront notre route.

La « Old City marina » n’a de « old » que le nom, c’est un large bassin situé au bout des pontons des ferries dans une zone en pleine restructuration dont il est séparé par des grillages. Ce sera peut-être joli un jour, mais en attendant cela ne vaut pas les prohibitifs 45 euros par nuit : les douches n’ont pas de pression, le sauna sans vu sur la mer…

Lundi 31 juillet

Visite de la ville haute avec ses cathédrales, ses remparts et ses belles maisons. Puis après un repas pantagruélique dans une taverne géorgienne, nous entreprenons d’arpenter la ville basse avec ses rues étroites et pavées, ses maisons en bois colorées. Dommage que la cité soit littéralement envahie de touristes et que les commerces se résument à des boutiques de souvenirs et à des restaurants. Hormis ces désagréments, Tallinn est vraiment une cité pleine de charme et qui invite à la rêverie.

Mardi 1er août

Visite du quartier hipster de Telliskivi, où dans des entrepôts désaffectés ont fleuri des boutiques et des restaurants en tout genre qui ont redonné vie à tout un quartier d’usines abandonnées. Ensuite, nous flânons dans Kalamaja, ancien quartier pécheurs et ouvriers à présent prisé. Les maisons en bois colorées, les petites cours et autres jardinets en font un quartier agréable à vivre et plaisant à visiter. Nous nous restaurons dans une petite boutique épicerie-restaurant locale où nous commandons 4 plats différents et découvrons notre commande à sa réception : délicieux.

Mercredi 2 août

Visite traditionnelle du musée maritime de la ville, installé dans des anciens hangars à hydravions : très belle exposition et mise en scène. Fabrice a pu tester un radeau de survie… De nombreux bâtiments militaires sont visitables pour le plus grand bonheur des garçons. Bref un beau musée. Nous finissons par la visite des centres commerciaux pour trouver un supermarché digne de ce nom pour l’avitaillement.

Jeudi 3 août

Visite des souterrains de défense de la ville édifiés au 17ème siècle pour permettre aux soldats de rejoindre les différents points de défense de la ville. Ils furent ensuite successivement utilisés comme abris antiaériens civils durant la guerre, abris anti gaz chimiques pendant la guerre froide, de squat à punk, d’abris à sdf… Après un avitaillement conséquent, nous prenons la route de Dirhami à 18h00 pour profiter d’une fenêtre météo entre 2 périodes de vents forts. L’essentiel de la navigation de nuit est assurée par Robin et Fabrice, un tandem efficace et résistant qui nous fera arriver au petit matin à bon port malgré des vents à 20/25 nœuds à l’entrée du port.

Vendredi 4 août

Après quelques heures de repos, Joëlle et Robin partent à la découverte des abords de la marina qui n’est qu’une ancienne jetée commerciale réaménagée. Sous des abords austères, des commodités propres et fonctionnelles, un petit restaurant de bord de plage, un agréable chemin forestier sablonneux qui longe la côte qui n’est qu’une longue plage. Nous nous baladons un bon moment à la recherche d’ambre sans succès et nous rabattons sur un champ de myrtilles. Bref, une agréable surprise dans ce petit coin désertique. La balade de l’après-midi nous fera goûter le vent à la pointe, pour avancer il faut se pencher en avant. Les enfants en profiteront pour faire du cerf-volant, mais Robin l’artiste réussira à le percher dans un arbre et ils seront donc privés de jeu pour le reste du séjour…

Samedi 5 août

Le vent est relativement fort 20/25 nœuds mais surtout défavorable car pile dans notre nez pour la descente vers Haapsalu. Comme la météo s’annonce encore plus défavorable pour dimanche, les garçons décident de tenter néanmoins la sortie. Après ¾ heure, il faut se rendre à l’évidence, nos bords ne nous permettent qu’une très faible progression vers l’objectif et les conditions de vent et de mer sont trop délicates pour passer dans des conditions de sécurité correcte le délicat passage étroit entre l’île de Vormsi et la terre. Nous rentrons donc sagement à Dirhami et en profitons pour nous mettre à quai afin d’être moins brassé. Nous nous consolerons en achetant du saumon et du pain de fabrication locale et en nous offrant un bon repas dans le sympathique petit restaurant de bord de mer qui sert une bière locale délicieuse, la Dirhami Ambrée, à un prix modique.

Dimanche 6 août

Il a plu des trombes d’eau toute la nuit, le vent a encore forcit et la fenêtre météo de lundi se referme. Le moral des troupes baisse, et à 10h personne n’est encore levé. De plus, le vent ayant tourné, les mouvements du bateau sont désagréables et brusque. Robin part courir malgré les fréquentes averses et Fabrice va se consoler sous la douche, puis fait le tour des pontons et se fait inviter au café par un équipage finlandais… Après une bonne grillade au Lotus Grill, Fabrice et Joëlle profitent du retour du soleil pour une longue balade foresto-plagière, pendant que Robin bouquine et Esteban se colle au wifi du port.

Lundi 7 août

La fenêtre météo que nous espérions n’est pas au rendez-vous et si le beau temps s’installe, les vents oscillent encore autour des 25 nœuds. Nous contactons donc d’autres boatyards afin d’envisager une solution de repli par rapport à notre destination initiale, Pavilosta. Encore une journée balade, farniente et tarte aux myrtilles.

Mardi 8 août

La météo est enfin conforme aux prévisions, belle journée avec très peu de vent. Nous partons donc pour Haapsalu vers 9h, mais devrons appuyer la GV par le moteur car le vent est faible et pile dans notre nez dans notre descente vers le sud. Il va falloir s’y faire car les vents de sud sont dominants. Une navigation paisible car très vite nous sommes abrités par Hilumaa qui nous protège des vagues du large. Le port de Haapsalu est tout en longueur sur une bande de terre, il commence par les pontons pour les bateaux de pêche puis par la succession de 3 petites marinas. Nous optons pour la première qui offre de nombreuses bouées visiteurs, des commodités flambant neuves avec douches individuelles et mini sauna. La deuxième, très petite, est celle d’un hôtel. Après un lavage du pont par Robin sous une grosse chaleur, nous partons visiter la ville, une petite bourgade pleine de jolie maison en bois colorées avec de beaux jardins bien aménagés. Une rue commerçante avec quelques boutiques d’artisanat local, des restaurants et des pâtisseries, amène lentement vers les ruines d’une vaste citadelle médiévale et de ses remparts dont la visite offre un beau point de vue sur la baie.

Mercredi 9 août

Journée avitaillement et farniente à bord. Petite escapade pour visiter le musée des pêcheurs suédois, installé dans une ancienne maison de pêcheurs et retraçant l’arrivée des suédois sur les côtes estoniennes. Nous avons le droit à une visite guidée par le vieux gardien, une attraction en soit, puis allons voir les répliques de bateaux anciens et ainsi que la construction d’un nouveau voilier selon les méthodes traditionnelles.

Jeudi 10 août

Départ pour Kuivastu vers 9h30, après une petite frayeur avec le moteur, nous faisons route avec un peu de moteur pour aider la GV en première partie de navigation puis dès que nous piquons vers le sud, GV et GSE nous font filer confortablement vers l’objectif. A l’approche de l’île le vent forcit et Carriacou nous emmène à plus de 6 nœuds avec des pointes au-delà de 7 pour le plus grand bonheur de Robin.

La marina bien abritée a un étroit chenal d’accès mais très court, les pontons, les quais et les sanitaires sont flambants neufs et les aller-retours des ferries ne sont finalement pas dérangeant en terme de bruit. Le sadam master est très sympathique et nous louons par son intermédiaire un véhicule pour 2 jours afin de visiter Saaremaa et Muhu.

Vendredi 11 août

En guise de contrat de location, le sadam master nous tend les clés du véhicule ! Pas de formulaire, pas de caution… Nous partons pour Saaremaa où nous commençons par l’observation d’un impact de météorite qui a laissé un gros impact circulaire dans lequel s’est formé un mini lac et 8 autres plus petits avec ses débris. Un chevreuil traverse la route sous notre capot. Ensuite nous allons visiter Kuressaare et sa forteresse. Le bâtiment principal est imposant et abrite un musée brique à braques sur les occupations de l’île, sur la faune locale, sur la pêche, sur la restauration de la forteresse… Du haut du chemin de ronde, nous remarquons les dizaines de stands en bord de plage et nous décidons d’aller voir ce dont il s’agit. Nous tombons sur le Seadays où s’expose tout ce que l’île produit, nourriture et artisanat : un régal pour les yeux et le palais. Nous allons ensuite restaurer les fauves qui vont engloutir près 1 kilo de jarret de port à tous les deux dans sympathique restaurant installé dans un moulin. Après cet intermède, nous allons à la pointe de l’île voir le phare de Sörve. Tout le long des routes, c’est une succession de fermes rouges avec leurs nombreuses dépendances, leurs jardins fleuris, leurs jolies barrières. Les côtes sont variées : sable, roseaux, galets carrés, rochers, petites falaises. L’île est très différente du reste de l’Estonie qui nous paraît par trop monotone. Ici, c’est un petit coin de paradis.

Samedi 12 août

Retour sur Saaremaa pour aller voir les falaises de Panga, hautes de 21 mètres, elles n’ont rien à voir avec celles des côtes atlantiques, mais offre une intéressante variation du paysage. Ensuite nous allons visiter les moulins à vents d’Angla où se trouve également une exposition de matériel ancien. Puis nous retournons sur Muhu pour visiter Koguva, un village de pêcheurs entièrement préservé, où les maisons aux toits de chaume entourées de leur muret sont toutes plus belles les unes que les autres. Un musée permet même d’en visiter une entièrement et d’observer leur construction typique : fondations faites d’un mélange de gros blocs et de pavés calcaire, puis murs en pierres calcaires ou bois. Les dépendances sont nombreuses, très basses, sombres. La plupart des habitations ont une cuisine d’été et un sauna : que demander de plus ? Nous cherchons ensuite en vain le tertre où a eu lieu la dernière résistance des estoniens face aux croisés teutoniques au 12ème siècle : indiqué sur la carte touristique mais pas sur place. Pas plus de chance avec la pierre d’offrande, les panneaux indicateurs nous laissant en plein champs. Nous avons plus de succès avec le cercle funéraire préhistorique assez bien conservé et la pierre fendue sacrée. Muhu est un lieu où les croyances païennes ont survécu tardivement préservant ainsi de très nombreux sites, plus de 80 au total. Nous profitons de la voiture pour bidonner et re-remplir notre réservoir à gasoil : ce sera l’occasion de voir un double arc-en-ciel au premier voyage, et une horde de sangliers et 3 chevreuils au second.

Dimanche 13 août

Journée de repos à la marina, sous de belles rafales de vent, et quelques ondées dont nous en profitons pour faire tourner une lessive. Puis la météo nous permettant d’espérer des vents favorables, nous partons à 21h pour une navigation nocturne. Dès la protection des îles passée, la mer est formée et nous sommes au près. Esteban assure la première partie de la navigation avec Fabrice, puis Robin le remplace. Le vent tourne comme attendu, la mer se calme peu à peu, et Carriacou file par vent de travers. A l’approche de Ruhnu, les hommes de quart voient se déployer sur l’île un front imposant et se former 4 trombes à l’horizon. Finalement, à notre arrivée, tout redevenu calme.

Lundi 14 août

Nous retrouvons Jean sur Little Wing, un copain de Fabrice sur Hisse et oh, qui est en poste à Riga. Il nous fait découvrir les charmes de l’île : les maisons de bois en toit de chaume, un restaurant qui ne dit pas son nom, l’église en bois datant de 1644, le chemin forestier pour retourner à la marina. Après une visite de son First 30 en parfait état mais sans électronique puis une bière d’adieu, il doit retourner en Lettonie. Une bien jolie parenthèse. En fin d’après-midi, nous louons des vélos et allons jusqu’au phare de l’île puis à la plage de Limo par des sentiers forestier.

Mardi 15 août

Nous partons en vélo pour la « ville » afin de visiter les « monuments » de l’île, visite minutée car chacun d’eux n’ouvre qu’une heure par jour. Nous commençons par les églises, oui 2 églises pour 30 familles ! La plus ancienne, en bois, date du 17ème et à un charme fou avec son cimetière aux croix couvertes, ses bancs patinés et son tronc hors d’âge. Puis nous allons visiter le musée, constitué d’une ferme classique restaurée mais dont l’intérieur ne se visite malheureusement pas, et d’une petite maison rassemblant objets anciens et histoire de l’île. Puis nous allons déjeuner au restaurant, que nous avions réservé la veille, et qui sert sous forme de buffet le menu du jour : ici faute de réservation impossible de manger... Puis nous reprenons nos petites reine pour aller voir la plage du nord de l’île, plus à notre goût avec ses rochers. Nous poursuivons vers la côte ouest qui n’est qu’un vaste champ de roseaux. Pour nous remettre de nos efforts dans les chemins sablonneux, nous partons dévaliser l’épicerie locale. Une bière et quelques biscuits aux fromages maisons plus tard nous voici reboostés pour aller à l’assaut des falaises d’Overkirke, qui se résument à un petit talus abrupt, puis nous rejoignons le phare, dessiné et construit par Gustave Effel et qui ressemble à une fusée. Après une longue ascension, nous profitons d’une vue imprenable sur toute l’île ainsi que sur les côtes lettonnes. Nous rejoignons enfin le port avec notre stock de provisions locales faites maison : miel, cake aux oignons, cake aux fruits plus ou moins confis, biscuits aux flocons d’avoine.

Mercredi 16 août

La journée s’annonce plus nuageuse, Fabrice entreprend de réparer le pilote récalcitrant et de repeindre une bombonne de gaz attaquée par la rouille. Joëlle et Robin filent en vélo à la poste et en profitent pour faire quelques achats à la micro-épicerie qu’elle abrite. La journée s’écoule lentement sous de belles apparitions du soleil. Nous sommes les seuls dans le port avec un islandais, suédois, estoniens, lettons et autres italiens ont déserté : ça sent déjà la fin de saison. Nous profitons d’une dernière balade sur cette belle île.

Jeudi 17 août

Pas de vagues, peu de vent et de sud, départ pour une dernière navigation au moteur à destination de Mersrags où le bateau doit hiverner. La grand-voile est hissée plus pour le moral du capitaine que pour réellement aider le moteur. Arrivés dans la mini-marina, 3 personnes des plus nonchalantes nous font comprendre par l’intermédiaire du seul connaissant 3 mots d’anglais que finalement ils ne pourront sortir notre bateau lundi malgré nos nombreux échanges mails et sms sur le sujet. Nous ne goutons pas la plaisanterie et encore moins la façon dont un quart d’heure plus tard ils nous laissent en plan pour rentrer chez eux en nous disant de voir sur Riga pour sortir notre bateau ! En plus, la mer rentre dans la marina et Carriacou est brassé, le bureau de marina est fermée à 17h et ne rouvrira pas avant notre départ à 9h30 le lendemain donc pas d’accès à la machine à laver, la douche est rebutante…

Le capitaine passera une demi-heure au téléphone pour trouver une solution de rechange à la dernière minute alors qu’il passe en général 6 mois à trouver un bon point de chute pour l’été suivant : l’improvisation de l’hivernage n’est pas vraiment notre tasse de thé.

Vendredi 18 août

Nous partons pour une nouvelle navigation au moteur, encore plus longue, avec de la mer et un vent froid de 15/20 nœuds juste dans l’axe, alors que nous aurions pu faire un bord direct la veille au soleil depuis Ruhnu ! A la sortie de Mersrags, nous sommes rapidement encerclés par 8 bâtiments de guerre de l’otan, impressionnant dispositif, dont les garçons pourront scruter de près 2 unités. A l’approche de Riga, nous sommes survolés par des avions militaires. Nous remontons la Daugava pour trouver la marina Latvijas Jahta, dès notre approche nous sommes guidés par Vladimir vers notre emplacement. Attendus et accueillis, il nous confirme notre sortie d’eau pour lundi puis il nous montre les installations sanitaires, rustiques mais propres, la machine à laver, le micro-ondes et le frigo mis à disposition et nous indique que nous pourrons déposer nos voiles et notre équipement dans un local prévu à cet effet. Si l’Estonie est en plein développement grâce notamment aux fonds européens, pas une marina, un musée où le logo ne figure, la Lettonie nous fait laisse une impression de pauvreté et ressemble à nos campagnes au début du XXème siècle : vu d’ici, il est clair que l’Europe reste à construire. Sans tarder, nous rinçons les voiles, les bouts, le pont et l’annexe. Puis faisons sécher le tout. Fabrice fraternise avec un Letton qui ne parle pas un mot d’anglais mais qui tente malgré tout de discuter avec lui, à grand renfort de gestes et de cartes : il y gagne une rasade de vodka et une saucisse chaude.

Samedi 19 août

Après une grasse matinée, reprise des opérations d’hivernage avec le pliage des voiles et de l’annexe que nous entreposons à l’abri. Les bouts sont retirés et les drisses hissées en tête de mât. Une équipe va avitailler dans la banlieue toute proche et constate la misère humaine qui y règne bien que l’on remplisse un caddie pour 50 euros. Il fait une chaleur accablante et l’équipage traine des pieds pour se plier aux corvées.


Date de création : 10/02/2018 18:21
Catégorie : Récits de voyages -
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